Vagues de chaleur : la climatisation n'est pas le seul recours
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Par Christel Broussous
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Publié il y a 11 mois
En période de grande chaleur, le climatiseur apparaît comme un cadeau du ciel ! Pourtant, l’essor de la climatisation participe fortement au réchauffement climatique… Alors comment limiter la surchauffe ?
Des solutions existent pour mieux supporter les jours très chauds sans forcément recourir à une climatisation. Vous pouvez déjà améliorer grandement votre confort d’été avec
certains gestes, comme ceux préconisés dans nos
pages conseils.
Essayez aussi les ventilateurs, moins gourmands en électricité et moins polluants pour le climat. Guide Topten a sélectionné pour vous les ventilateurs les plus efficaces.
Si ces solutions s'avèrent insuffisantes et que vous optez pour un climatiseur, vous pouvez choisir un équipement très performant en énergie, bien dimensionné pour son besoin et réglé de manière raisonnable pour éviter les surconsommations et les chocs thermiques avec l'extérieur.
Guide Topten vient de mettre à jour sa sélection des meilleurs climatiseurs : faites y un tour si vous avez besoin de vous équiper.
L'essor de la climatisation c'est pas top pour le climat !
La climatisation coûte cher, ça se voit sur les factures d'électricité, et elle coûte cher à l'environnement.
40 millions de climatiseurs chez les particuliers en Europe consomment, essentiellement pour le froid, l'équivalent de l’énergie consommée pendant un an par le Danemark ! Et cette consommation pourrait doubler d’ici 4-5 ans si nous n'y prenons garde.
Or les capacités de production électrique sont souvent réduites lors des vagues de chaleur, pile au moment où l'utilisation des climatiseurs entraine un pic de consommation.
La fuite dans l'atmosphère des frigorigènes (gaz à effet de serre) en cas de panne, démontage mal fait, etc. participe également au réchauffement climatique.
Enfin les climatiseurs génèrent eux mêmes de la
chaleur juste au moment où on en souffre ! Les appareils soufflent de l'air chaud en dehors des espaces qu'ils refroidissent,
créant même des îlots de chaleur en ville, ce qui augmente l'inconfort
et le besoin de climatiser...
Ne pas laisser entrer la chaleur
Le réflexe le plus efficace, à mettre en œuvre dès le début des vagues de chaleur, est de limiter au maximum l'exposition directe en utilisant les volets, les stores ou rideaux occultant dès que le soleil éclaire les fenêtres.
Dés le début et tout au long de l'épisode de canicule, il est très important de laisser les fenêtres fermées toute la journée, voire la nuit si la température extérieure reste élevée.
Si vous avez des doubles vitrages, que les murs sont épais (ou la maison
bien isolée) et que le soleil n'éclaire pas l'intérieur des pièces,
vous pourrez conserver une température supportable tout au long de
l'épisode caniculaire.
Dès que la température retombe et qu'il fait moins chaud
dehors que dedans, l'idéal est de pouvoir ouvrir toutes les fenêtres, le
plus longtemps possible, pour évacuer la chaleur stockée dans les murs
et les planchers.
Afin de limiter
les apports internes de chaleur, il est recommandé de débrancher dès que
possible les appareils électriques, d'utiliser des ampoules basse
consommation et de
limiter l'usage des appareils de cuisson.
Humidifier et ventiler pour rafraichir
Lorsque l'on a trop chaud, le brassage de l'air est un moyen efficace d'obtenir une sensation de fraicheur.
Vous pouvez créer des courants d'air si vous avez une double exposition et si il fait plus frais dehors que dedans. Dans tous les cas, le ventilateur est une bonne solution d'appoint. Si votre hauteur de plafond le
permet, un ventilateur de plafond silencieux, avec régulateur
de vitesse, peut grandement améliorer votre confort. Optez sinon pour un ventilateur sur pied ou à poser. Une puissance de 30 Watts peut suffire à vous rafraichir efficacement. Vérifiez aussi le niveau de décibel en fonctionnement car certains modèles sont très bruyants.
Découvrez dans nos pages produits une sélection des ventilateurs les plus performants.
N'hésitez pas à tendre des draps humides sur les endroits ouverts, à faire sécher votre linge à l'intérieur, à poser une serviette humide sur votre cou, à prendre une douche fraiche avant d'aller vous coucher... : l'évaporation "consomme" la chaleur ambiante et refroidit la pièce.
Le climatiseur en dernier recours
Si vous optez pour un climatiseur, le choix de l'appareil fait toute la différence.
Surtout, faites attention aux climatiseurs mobiles qui fleurissent dans les grandes surfaces pendant l’été.
Ces appareils – pas toujours de grande qualité et souvent gloutons en énergie - ont besoin d’évacuer la chaleur par un tuyau. Si vous ouvrez une fenêtre ou une porte pour faire passer le tuyau, vous ferez par là même entrer encore plus de chaleur ! Bonjour le cercle vicieux…
Les installations plus professionnelle (climatiseur PAC réversible mural avec unité extérieure pour le rejet de la chaleur) seront toujours plus performantes qu'un climatiseur mobile.
Les coûts d’achat et d'installation sont également plus importants mais l'appareil permet des économies sur la durée, d’autant qu’un modèle réversible vous permet aussi de vous chauffer en hiver de manière plus efficace qu'un convecteur électrique standard.
Vous trouverez sur Guide Topten les climatiseurs les plus performants, classés A+++ pour le froid comme pour le chaud.
Quand au réglage de la température, il fait toute la différence ! L'ADEME conseille de régler la température de consigne à 26° ou plus.
« Si tout le monde s’équipe d’une climatisation en ville et la règle à 23°C, on augmente de 2 à 3,6° la température de l’air extérieur d’ici 2030 [1] » donne pour exemple Hakim Hamadou, expert à L'ADEME. « Régler la température de consigne de la clim à plus de 26°C permet de diviser la consommation énergétique entre 2,5 et plus de 4 selon la localisation, ce qui allège considérablement la facture »
[1] Source : étude du CIRED pour Paris et l’Ile-de-France